Cette visibilité contraste avec le silence relatif des autorités policières, telles que le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Rameau Normil, et le porte-parole Michel-Ange Louis-Jeune, qui n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces opérations. Espérance a critiqué ce manque de coordination entre la direction générale de la PNH et la task force de la Primature, soulignant que cette dernière, responsable du pilotage des drones kamikazes, opère sans une supervision claire des forces de l’ordre .
En tant que civil et militant des droits humains, Pierre Espérance n’est pas un employé de la PNH. Cependant, son rôle actif dans la communication des bilans des opérations de drones et ses critiques sur la coordination entre les différentes entités de sécurité ont suscité des débats sur son influence et sa légitimité à commenter ces actions.
Certains estiment qu’il empiète sur les prérogatives des autorités officielles, tandis que d’autres voient en lui une voix nécessaire pour assurer la transparence et la reddition de comptes dans un contexte sécuritaire complexe.
Bel TV